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  • Fabienne Zufferey-Corbaz

Il n’y a jamais de perte de temps

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Le matin, il arrive qu’on ouvre les yeux sans aucun sentiment de temps qui passe.

On entame la journée sans se demander : « Depuis combien d’années je me lève le matin? »

L’instant présent se vit sans passé ni futur. Un sentiment traverse le cœur, celui qui teintera notre journée.


L’agenda annuel n’est pas celui de l’âme.

Le mental aime puiser dans un passé familier et un avenir prévisible.

Il adore ça, parce qu’il est plutôt flemmard et quelque peu trouillard. Toujours intéressé par la ligne droite, le plus court chemin, il boude les détours, en particulier sur chemins caillouteux.

Lui, il compte : l’âge du berceau, de la scolarité, des études, d’un parcours professionnel, des échelons à gravir, de la fondation éventuelle d’une famille, des acquisitions multiples et diverses, tout ce volumineux bagage, pour se garantir une vie agréable et épanouissante, dans le meilleur des cas.

Ça, c’est le PowerPoint, le canevas ou le plan.


Tout ce qui viendrait faire ombrage au plan initial porterait-il essentiellement le nom d’échec ou de problème?


La vie n’est pas linéaire. Elle n’est que proposition dans un espace de conscience.

Tout ce qui paraît retardé, inutile, engluant, à contre-courant, ou même volé, est mal nommé.

Perturbant pour un mental organisé, ces trouble-fêtes tiennent un discours paradoxal :


Il n’y a jamais de perte de temps!

L’inconnu, ce drôle d’oiseau qualifié de « mauvais augure » porte dans ses ailes, un secret.

Au bout du voyage à l’aveugle, il découvre grâce à son vol d’altitude, ce qui a toujours existé : le meilleur.

C’est le chemin qu’emprunte l’inconnu qui déstabilise et pourtant c’est lui qui, sans se soucier du temps, invite à l’impermanence et à l’ouverture d’une nouvelle possibilité, accompagnée de plus de clarté, plus de présence à soi et aux autres.


Le temps est une mémoire malléable.

Les évènements s’y inscrivent au regard de leur intensité et leur signification, bien plus qu’en nombre d’années.

L’âme cherche la hauteur, hors du temps.

Ce que nous calculons en durée, elle le mesure en éveil.


Il n’y a donc jamais de perte de temps puisque les embûches qui jalonnent le parcours d’une vie, de cette vie, sont le chemin qu’emprunte l’âme pour atteindre, le meilleur en soi!

Ma maman me disait : « Lorsqu’on s’encouble, le pas suivant est grand! »


Je ne soulignerais jamais assez combien la dureté de certains évènements sont de l’ordre de l’incompréhensible, raison pour laquelle la Lumière n’attend que de nous traverser et rayonner le plus loin possible!


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